Le troisième et dernier tome de ma trilogie Madelaine suscite tout autant de commentaires que les précédents. Je vous livre ceux qui m’ont le plus touché.
Amar dit Toni (3 février 2026) ★★★★★
C’est assez étrange ce qu’il s’est passé. On m’a offert ce livre connaissant mes origines algériennes et mon amour de l’Histoire. Je ne savais pas qu’il s’agissait du troisième tome d’une trilogie, et pourtant je me suis laissé embarquer, dès les premières pages (heureusement, les personnages sont présentés en forme de prologue, même si, parfois, j’avoue avoir dû y revenir pour mieux m’en imprégner). J’ai alors pris un malin plaisir à lire ce livre très prenant, écrit avec une telle précision qu’elle mérite toute mon admiration, jusqu’aux plus petits détails historiques ou géographiques, aux faits historiques certes romancés, mais d’une grande justesse. On s’attache aux personnages, on vit à leurs côtés et j’ai revisité par moments mon pays à leur suite, ressenti les odeurs, perçu la lumière qui les inondait, et la douleur qui les habite dans cette Algérie où il ne faisait pas bon vivre à cette époque. D’un côté comme de l’autre. Et je dois avouer qu’on sort de cette histoire aussi cabossé que les survivants de ce drame épique, la larme à l’œil et pourtant plein d’espoir pour l’avenir qui les attend. Je le redis avec force : je suis tombé en admiration pour ce troisième épisode !
leslecturesdechantal (27 janvier 2026) ★★★★★
Me voilà orpheline ! Orpheline de Marcellin ! Orpheline de Madelaine ! Orpheline de Declan, de Louis, du Saigneur, de la Toinette, de Lisette, de cette drôle de fillette et de sa badine ! Et je verse ma petite larme dans cette Méditerranée qu’ils ont traversée pour plonger dans un final à la fois sombre et lumineux qui atteint des sommets dans l’émotion. Cette fois, pourtant, j’ai pris mon temps pour lire ce troisième tome. Parce que le récit l’exige, parce que l’écriture incite à ralentir le rythme pour ne pas s’essouffler, parce que les événements se répondent, parce que la violence est parfois insoutenable, mais nécessaire. Parce que, surtout, les regards disent tout de ce qui se passe et qu’il faut plonger dans ces yeux verts pour boucler ce récit épique, dense, immersif, poignant qui m’aura toute retournée. C’est une fin en apothéose pour une saga qui va me marquer pour longtemps. Très longtemps.
Marinette (26 janvier 2026) ★★★★★
Magnifique aventure, riche en émotions, les personnages sont transportés dans un pan d’Histoire peu connu, hyper enrichissant. J’espère qu’il y aura une suite.
Patrick Manont (9 janvier 2026) ★★★★★

Le bandeau annonce la couleur et, pour une fois, il ne triche pas. Le final de cette trilogie portée par la plume puissante et fluide de Jean-Jacques Dupuis est éblouissant. Vraiment ! Plus sombre que les deux précédents opus, mais traversé par le souffle de l’épopée.
Après les montagnes des Hautes-Alpes, les traboules lyonnaises, la Babylone londonienne et sa misère, voilà que l’auteur nous entraîne dans l’Algérie de 1841. Féroce, ensauvagée, occupée à s’étriper. Madelaine y débarque à la suite de ce fils aux yeux verts qu’elle cherche depuis maintenant plus de cinq années, sans se douter des drames qui se jouent dans la poussière de la Mitidja. Deux armées y sont en marche. Mais pas qu’elles. Il y a là Émeline Baune et son sourire dessiné à la lame d’un couteau, Louis Brunelle l’assassin malgré lui, le Saigneur, énigmatique personnage qui a partagé la balancelle de Madelaine et s’accroche à ses pas, Bou Sakhar le sage, et cette étrange fillette Khadidja Dihya qui a pris sous son aile le destin de cette mère et de son fils, au nom d’une vieille légende.
C’est peu dire que l’on se trouve embarqué dans un voyage hors du temps, initiatique par moments, plein de bruit et de fureur, pétri d’une violence qui ne se contient pas. Les personnages y gagnent en profondeur, le récit entamé avec L’enfant du tour d’abandon y gagne une cohérence qui incite à la relecture des deux tomes précédents au regard de ce final. La puissance de l’écriture s’exprime avec une rare vigueur dans un paysage dont on ressent les aspérités, les couleurs, la chaleur, la poussière, les odeurs. Ce n’est pas la moindre des qualités de cet auteur qui sait alterner entre les moments de paix intérieure et la force des événements tragiques, ne nous épargnant rien des horreurs de cette guerre, mais sans pathos, sans en rajouter, en laissant votre imagination faire le reste du chemin.
Petit à petit, gagné par l’émotion, j’ai même fini par ralentir la lecture pour apprécier chaque seconde de ce récit, revenir en arrière, aller piocher dans les deux précédents tomes quelques respirations bienvenues, me gaver de ces mots si joliment assemblés. Mais, surtout, de cette humanité qui transparaît à travers des personnages aussi complexes qu’attachants. Je vous l’assure, il est bien difficile de ne pas tomber en amour pour Madelaine, Marcellin, Louis, Declan, Bou Sakhar, et même le Saigneur au destin si tragique. Et lorsque j’ai refermé ce roman, je n’ai pu m’empêcher de verser ma petite larme. Je gage que je ne serai pas le seul et je vous recommande vivement la lecture de cette trilogie, dans l’ordre. Mon coup de cœur de l’année 2025, définitivement !
Parfum_de_lecture (17 décembre 2025) ★★★★★

Été 1841. La trilogie de Jean-Jacques Dupuis quitte les routes et les campagnes françaises pour s’ouvrir sur un ailleurs brûlant : l’Algérie en pleine révolte, sous l’impulsion de l’émir Abd-el-Kader.
Marcellin, l’enfant abandonné, arrive sur cette terre en guerre avec ce qu’il reste de sa famille d’adoption. À ses côtés, Daumas et sa compagne tentent encore de le protéger. Mais une ombre les précède : Émeline Baune, celle qui souhaite sa mort, est déjà sur place. Derrière eux, Madeleine, sa mère biologique, les rejoint, accompagnée de Louis, qui apaise ses douleurs, et de Declan, le jeune Irlandais fougueux et profondément attaché à elle.
Autour de ce noyau gravitent de nombreux personnages, chacun porteur de son histoire, de ses loyautés et de ses blessures. Dans ce contexte de guerre, de violence et de domination coloniale, les destins s’entrecroisent, les vérités éclatent, et les regards, ceux de la mère et de l’enfant, deviennent essentiels.
Tes yeux dans mes yeux n’est pas simplement une suite, c’est l’aboutissement naturel et nécessaire de cette trilogie. Jean-Jacques Dupuis élargit son récit à une dimension plus vaste, plus dure, plus politique aussi. Pourtant, l’essentiel demeure : l’humain, les blessures de l’enfance, la filiation et le lien indestructible entre une mère et son enfant. Les thèmes abordés prennent ici une ampleur nouvelle, confrontés à la guerre et à la violence des hommes. L’écriture reste puissante et immersive : on ressent la chaleur, la poussière, la peur, mais surtout le poids des regards. Ces regards qui jugent, qui condamnent, qui espèrent.
La trilogie est parfaitement cohérente, rien n’est laissé au hasard, tout trouve ici une résonance. Tes yeux dans mes yeux est un très beau point final à une trilogie forte et marquante.
Une magnifique découverte et un immense coup de cœur pour cette saga, à lire impérativement dans l’ordre.
Florence (10 décembre 2025) ★★★★★
J’ai été aspirée, avalée par cette histoire qui m’a prise aux tripes. J’ai grimpé dans les montagnes, j’ai dévalé les pentes, j’ai glissé mes doigts dans le pelage du lionceau, j’ai versé des larmes, des torrents de larmes, dans cette Algérie dont j’ignorais tout et, surtout, le rôle que nous y avons joué. Non, nous ne sommes pas des anges. Personne ne l’est. Mais quelle écriture, quelle puissance dans les mots, quel voyage tu m’as fait vivre, parce que j’y étais, aux côtés de Marcellin et de Lisette, à plaindre ce pauvre Le Césure, à regarder avec curiosité Khadidja Dihya, à écouter le son de cette langue et les cris de ce pays envoûtant. Quel talent, bon sang ! Je ne sais pas comment tu fais, mais ça m’a chavirée tout entière. Merci, merci, merci… De la trilogie, c’est le plus sombre, mais c’est aussi celui qui m’aura le plus émue, jusqu’à cette scène finale éblouissante. Que c’est beau !
Anne-Laure (5 décembre 2025) ★★★★★
Aussitôt reçu, aussitôt avalé, dévoré, adoré. Et pourtant, par rapport aux deux précédents tomes, celui-ci est bien plus noir et j’ai eu, parfois, un peu de mal avec certaines scènes pourtant écrites avec pudeur. Mais ça participe à l’ambiance lourde et à la puissance du récit qui m’a embarquée sans me laisser le moindre répit. C’était si haletant qu’il ne m’a fallu que deux jours pour en venir à bout et, depuis, je me languis, espérant secrètement une suite, tant ces personnages m’avaient marquée. Bravo, bravo, bravo !
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👉 Lire un article sur la genèse du cycle Madelaine
👉 Découvrir les dessous de la création de Tes yeux dans mes yeux
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